livret plein de conseil pour reduire nos déchets
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Il peut être réalisé soit en tas, soit dans des bacs spécifiques appelés composteurs. On y met tout ce qui est d'origine naturelle, végétale le plus souvent, animale parfois. La fermentation spontanée et naturelle (on n'ajoute rien !) provoque un dégagement de chaleur avec une montée de la température d'au moins 60 °C qui détruit les germes pathogènes. Les vers apparaissent dans le compost. Ils digèrent la matière organique, qu'ils rejettent en fines boulettes inodores. Les déchets mettent de six mois à un an, selon les matériaux et les conditions atmosphériques, à se transformer en humus. On peut accélérer le compostage en s'équipant d'un broyeur (1 700 watts minimum), qui découpera les branches ou autres en petits morceaux. L'idéal est d'avoir deux composteurs en fonctionnement : l'un se remplit pendant que l'autre "travaille".
A retenir : 100 kg de déchets verts donnent environ 35 kilos de compost.
> Je peux ajouter à mon tas de compost : aiguilles de conifères, algues marines, bouchons en liège, brindilles issues de la taille des haies, calcaire broyé, carton ondulé, cendres de bois, cheveux, crins, poils, coquilles d'œuf, coton (chiffons, ouate), denrées périmées ou abîmées (farine, confiture fermentée, fruits pourris, etc.), eau de cuisson des aliments, engrais naturels, épluchures de fruits et de légumes, feuilles mortes, fientes de volailles, fleurs fanées, fumier, huile de friture, laine naturelle, litière du chat, du lapin ou du cochon d'Inde, marc de café, mauvaises herbes (de préférence non grainées), orties, paille, foin, papier (sachets fruits et légumes, mouchoirs essuie-tout, filtres à café, journaux quotidien, etc.), plumes, restes d'aliments, sciure de bois (non traité), suie de bois, terre, tontes de gazon, tourbe.
> En quantités limitées : os, coquilles de coquillages.
> Je ne dois pas ajouter à mon tas de compost : verre, métaux, plastique, morceaux de bois et grosses branches, produits chimiques, médicaments, cailloux, poussières du ménage, sacs d'aspirateur, papiers et cartons colorés.
La production de déchets croît d'environ 1 à 2 % par an car l'évolution de la démographie et de nos modes de vie modifient notre consommation. L'augmentation de la population (+ 21 % depuis 1975) et celle du nombre de ménages (+ 50 % en 30 ans) génèrent mécaniquement une augmentation de la consommation de produits et d'emballages, donc de déchets. Le doublement du nombre de personnes vivant seules depuis ces 30 dernières années (12,6 % de la population à l'heure actuelle), la diminution de la taille des ménages (3,1 personnes par foyer en 1970 contre 2,3 en 2005), ainsi que l'individualisation de la consommation par rapport à la consommation familiale, conduisent à l'accroissement du nombre de portions individuelles.
La réduction du temps consacré à la préparation des repas (actuellement 50 % des femmes exercent une activité professionnelle) entraîne une augmentation de la consommation de produits "tout prêts", préemballés et achetés en libre-service.
Ces évolutions ont conduit à la mise sur le marché de nouveaux produits de consommation courante emballés de plus en plus souvent en portions individuelles

L'inversion de cette tendance est une priorité nationale car tous les modes de traitement des déchets, quels qu'ils soient, consomment des ressources naturelles de plus en plus rares. Pour parvenir à limiter la croissance des déchets, l'investissement de tous les acteurs concernés est réclamé : Etat, collectivités locales, producteurs, distributeurs et, bien sûr, consommateurs. Les déchets constituent le principal sujet de vie quotidienne à travers lequel les Français estiment pouvoir agir individuellement pour protéger leur environnement. Aujourd'hui, le tri est largement entré dans les mœurs. Malgré tout, le flot des déchets est loin d'être endigué.